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Texte Libre

    Bienvenue sur ce blog, qui raconte à la fois ma vie de doctorant à l'université d'Osaka, mes surprises et découvertes, et mes visites à travers le pays.
    Vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog. Actuellement vous êtes  5   visiteur(s) en ligne. Si vous souhaitez prendre mes aventures dans l'ordre depuis le début, cela commence .
    Mon aventure s'est terminée en juin 2007 mais elles reprennent à Amsterdam  sur ce nouveau blog. N'hésitez pas à laisser vos commentaires. Ils me font toujours très plaisir.
Samedi 23 juin 2007
    Avant mon départ, et pour finir mon séjour en beauté, je suis retourné dans le Kanto. Aujourd'hui, j'ai visité Kamakura.

    Aller dans la région Tokyo pour le Kansai-jin que je suis, c'est un peu comme un Toulousain se rendant à Paris. Enfonçons les clichés, le métro de Yokohama est nettement moins beau et plus sale que ceux du Kansai, les trains de banlieues sont bondés même le samedi matin, les gens ne sont pas bronzés et surtout il y a un nombre incroyable de blancs : que fait la police ! D'ailleurs, la vie à Tokyo doit être très harassante vu le nombre colossal de Tokyoïte qui se rendaient à Kamakura en même temps que moi.

    A Kamakura, j'ai perdu une demi heure à trouver le bureau de l'office du tourisme, grand comme deux boîtes à chaussures et au bout de la rue commerciale principale se trouve un snack bien teuton qui vend de la bière et des Wurtz. Heureusement que la beauté des temples a calmé ma mauvaise humeur naissante.

   Pour commencer ma boucle, je me suis rendu dans un sanctuaire assez central de la ville, le sanctuaire de Tsurugaoka Hachimangu.

Beaucoup de monde s'y rassemblait ce samedi, en particulier des familles pour des mariages et des baptêmes.

    Kencho-ji, second arrêt de ma visite, est un temple bouddhiste zen, le premier des cinq grands temples zen de Kamakura.

Le Butsuden, ou salle du Bouddha est particulièrement belle à mon avis.

Aujourd'hui encore, des moines viennent suivre ici des entraînements à la méditation. Il y a pour cela un jardin simple mais très vert en cette saison, à l'arrière du domaine.


   Un peu plus loin, au temple de Meigetsu-in, il y avait foule. Le temple est aussi connu comme le temple des hortensias, et l'on faisait la queue dans ces jardins. Il faut dire qu'avec leur bleu magnifique, se promener dans les jardins avait quelque chose de féérique.




    Engakuji, tout au nord de la ville, fait partie des cinq grands temples zen de la ville.

Les sculptures de ses portes sont particulièrement travaillées.


   
    J'ai rejoint le temple le plus célèbre de la ville par la montagne : une jolie randonnée. De certains détours du chemin, on peut apercevoir l'océan. Kamakura est une ville côtière, et dans la ville, j'ai même croisé des surfeurs en tenue, planche acrochée au vélo.


    Le point le plus célèbre de Kamakura est sans conteste son bouddha géant (un peu plus petit que celui de Nara)

que l'on peut même explorer de l'intérieur.
Par Bebs - Publié dans : Tourisme
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Vendredi 22 juin 2007
    Avec beaucoup de sensibilité, mon ami bronzewhale m'a organisé une très sympathique fête d'adieu dans un lieu surprise, que j'aurais pourtant dû être capable d'identifier, et m'a fait découvrir un repas dont la convivialité n'a d'égal que nos soirées fondues ou pierrade. Tous les ingrédients sont posés sur la table et chacun se prépare ses sushis à sa guise. Encore mille merci pour cette soirée très originale.


Le patron nous a même joué un peu de musique.


Une petite photo de groupe

Hum, oishikata !!!
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Jeudi 21 juin 2007
    Pour une maigre poignée de yens, j'ai quitté ma banque définitivement, sous le sourire moqueur de l'opératrice. Il ne restait vraiment pas plus que de quoi payer deux bières sur mon compte. Cela tombe bien, je ne l'utilisais de toute façon que pour payer mon loyer par virement automatique (encore que quand on voit la paperasse que cela représentait, on se demande vraiment en quoi cela simplifiait la comptabilité de notre concierge...)

    Pour une grosse poignée de yen j'étais logé dans cette résidence extraordinaire, où le matin je me douche avec les moucherons, moustiques et autre dyptères, le midi, je lave ma vaisselle avec les scarabés et le soir m'endors au son des croassements de grenouilles. Quand je pense que pour cinq nuits en cité U à Edimbourg le mois prochain, je payerais autant que pour quatre mois ici, la tête me tourne. Peut-être que là-bas, il y a des phoques dans les baignoires et des pandas dans les cuisines.

    A toute fin utile, pour ferme un compte il faut dire
kouza o kaiyaku shite kudasai
en faisant attention de bien prononcer kaiyaku. Ouvrir un compte se dit keyaku si j'ai bien compris les explications de mon collègue, qui me les a répétées plutôt deux fois qu'une, quand je lui ai demandé une note sur le sujet. Malheureusement les guides de conversations ne prévoient que des phrases types pour le gaijin fraîchement débarqué, et non pour celui qui s'en va, sensément capable désormais de parler couramment la langue.
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Mercredi 20 juin 2007
    Le parapluie est un accessoire on ne peut plus commun par ici. Autant il est difficle d'en trouver un sans se ruiner en France, autant chaque magasin nippon vend toute sorte de parapluie à partir de  trois cents yens, soit moins de deux euros. Ma préférence va au parapluie en plastique nylon, complètement transparent. Il permet de continuer de profiter du paysage, de circuler à vélo sans se couper la vue, et surtout je le trouve très à la mode. Les Japonais le voient plutôt comme le modèle le plus commun et le meilleur marché quand on a oublié le sien  chez soi, et que l'on finit de toute façon par abandonner sans ménagement quelque part.
    Lorsque l'on se rend dans un lieu public, des râteliers à cadenas sont systématiquement mis à disposition du public pour entreposer son bâton. On est jamais trop prudent dans ce pays.

Sur cette photo, le musée avait même mis à disposition du public des parapluies en libre service pour circuler entre les bâtiments.
    Peu de crainte pourtant de se le faire voler de toute façon. Quand un Japonais passe à côté d'un objet perdu, il met soigneusement en évidence et à l'abri pour que son propriétaire puisse le retrouver. Cela donne des scène parfois étranges, comme dans cet abri au sommet de la montagne.

    Le pinacle de l'ingénuosité des Kansai-jin reste tout de même l'accroche parapluie pour vélo. Un vélo sur deux dispose de ce système qui permet de fixer un parapluie au guidon. Je doute de l'efficacité du dispositif. A noter que paraît-il ce système ne se voit qu'à Osaka et sa région.
Par Bebs - Publié dans : Insolite
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Mardi 19 juin 2007
    Mes collègues de bureau m'ont organisé une bien belle sayonara party (fête de départ) à Kyoto ce soir. Ballade sur les quais de la rivière qui traverse Kyoto. Thé traditionnel et glace dans un salon de patisserie à Gion. Restaurant à yaki niku. Bar chic et sauterne sur les bords de l'eau. Bref, ils ont été merveilleux et la soirée était très réussie.


    Je reviens sur le restaurant à yaki niku (viande grillée) car l'endroit est à mille lieux des clichés du Japon. Je précise tout de suite que la viande était excellente. Mais avec tant de graisse que l'on rotit chaque soir dans ce lieu confiné et serré, le restaurant inspire de prime abord encore moins de confiance que les bouibouis poisseux où je mangeais des chawarmas à Conakry. C'est peu dire ! Les plafonds sont noirs de suie, les murs dégoulinent de graisse, les affiches des menus épinglées aux murs se sont depuis longtemps effacées, le serveur vous presse sans ménagement vers la sortie dès que les plats sont vides. Un inspecteur des services d'hygiène y ferait une attaque. L'adresse doit être connue pourtant et mérite son succès, car toute la soirée la queue de se désemplissait pas.

    Nous avons dîné de boeuf, sous tous ses quartiers, surtout les abats ou hormonu en japonais. Je ne suis pas sûr d'avoir reconnu toutes les pièces : jugez plutôt. Du foie et des tripes crues, des parties complètement grasses et sans chair, de la langue, du collier, des pièces plus nobles. Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que les Japonais préfèrent la viande très marbée, à l'opposé de notre prédilection pour le filet sans la moindre trace de gras. Un peu de kimtchi, plat coréen : légumes fermentés aux piments. Pour finir, un nabe coréen (des légumes en sauce) très épicé qui rafraichit et nettoye le corps par son piquant après toute cette viande rouge.

    Outre un très bel éventail qui a servi dès le début de la soirée, mes collègues m'ont offert en cadeau de départ un tissu pour emballer son bento ou des présents. L'art de l'emballage des cadeaux est extrêment développé ici. N'oubliez pas que le contentant et la présentation sont toujours au moins aussi importants que le contenu (même s'ils doivent rester en rapport). Désormais, grâce à un feuillet d'explications glissé avec le tissus, je devrais savoir emballer une pastèque ou une bouteille dans un simple mouchoir. Gambate Bebs !
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Lundi 18 juin 2007
    Il est parfois un peu triste de passer une si bonne journée au moment où l'on s'apprête à quitter le pays. J'étais aujourd'hui à Kyoto en compagnie de Bronzewhale et de très charmantes japonaises à la conversation particulièrement passionnante. J'ai découvert grâce à eux des facettes de la ville auxquelles un étranger a difficilement accès : autant il est facile de trouver un guide qui décrit le plus insignifiant temple de l'ancienne capitale, autant il est difficile de découvrir les endroits chaleureux et contemporains de la ville actuelle et d'entrer en contact authentique avec les Kyotoïtes, faute de partager la même langue.

    Nous avons démarré notre rencontre par un jardin très élégant : celui de Shosei-en,

dont les fleurs étaient particulièrement odorante, malgré la pluie.

A pareille époque, les iris dominent la beauté du parc.


    Nous avons déjeuné dans un restaurant café au look et à la carte branchée.

    Pour finir la journée, nous sommes allés déambuler au marché Nishiki, admirer des yeux les raffinements de l'ancienne capitale.

    Grâce à Bronzewhale, j'ai pu faire quelques emplettes dans un magasin d'ustensiles de cuisine dans une rue perpendiculaire à l'avenue Shijo. Nous avons sympathisé avec la patronne, qui nous a même donné de très chaleureuses explications sur l'utilisation des différents types de couteau. Voici par exemple une lame servant à préparer les sobas, ou nouilles japonaises.

    La maison est établie depuis plus d'un siècle et forgeait avant guerre des katana de samouraï. Avant de partir, nous avons reçu la carte de visite du magasin avec une invitation à revenir pour le plaisir de passer du bon temps ensemble, ce qui dans l'art de vivre japonais, signifie que nous avons presque été adopté par le magasin. Le plaisir de la visite était partagé !
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Dimanche 17 juin 2007
    Les Japonais, qui adorent l'ordre et la classification, ont établi la liste des trois plus belles vues du pays. La lagune d'Amanohashidate fait partie de cette liste. Il s'agit d'une mince bande de sable qui fend la mer sur une longueur de plus de trois kilomètres.


    L'accès à la dune peut se faire par un train au départ de Kyoto mais le voyage est interminable et le train est vieillot. Il faut traverser tout le Kansai pour rejoindre la côte de la mer du Japon. Vu le nombre de touristes à l'arrivée, on pourrait craindre d'être continuellement importuné, mais assez bizarrement, les Japonais disparaissent ensuite on ne sait où, et la bande de sable comme les chemins vers les monts restent déserts. Je soupçonne que les groupes préfèrent faire le tour du site en bus et ne montent dans la montagne qu'avec les télésièges. En réalité, j'ai pu profiter du site dans une certaine solitude, tout en voyant les Japonais entassés par dizaines sur le belvédère à l'arrivée du télésiège, quelques mètres plus bas du lieu où je me tenais.

    La dune se regarde la tête à l'envers, par dessous ses jambes, ce qui lui donne l'impression de flotter dans le ciel. Encore une tradition à laquelle aucun ne se dérobe, et qui a fait rire toute une famille quand j'ai sacrifié au rite. Il faut dire que j'avais commencé par m'asseoir à l'endroit où il faut écarter les jambes.

    Côté Nord, la montée vers le temple Nariai-ji vaut vraiment l'effort. Le lieu est sympathique et offre encore un panorama sur la dune.

    La plage est d'autant plus tentante qu'en ce moment personne ne se baigne encore. La saison officielle, en juillet et août, n'est pas encore ouverte. Ne pouvant résister à des kilomètres de plage quasi déserte, je me suis baigné, accroissant sans doute l'antipathie des nationalistes contre les gaijin qui ne respectent rien. L'eau est déjà plus chaude que celle que je prends sous ma douche. C'est bien dommage de se priver de bains sous prétexte de calendrier.


    L'endroit est mort dès le soir, c'est-à-dire dès 17h passé. Dommage, mon train ne partait qu'une heure et demi plus tard.
    Par chance, j'avais choisi une chemise rouge, à laquelle ma peau s'est très vite assortie en fin de journée.
Par Bebs - Publié dans : Balades
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Samedi 16 juin 2007
    A vivre à Osaka, on oublie très vite que la ville est d'abord une ville portuaire. Certes l'eau est présente partout, mais surtout sous forme de larges fleuves et canaux. Ce n'est pas tous les jours que l'on goûte aux odeurs de la marée et aux clapotis des vagues. Tempozan est un quartier construit sur le front de mer, plus ou moins artificiel comme toute la zone portuaire : c'est aussi la montagne la plus basse du Japon....

Le quartier est un peu glauque au petit matin, même si ce ne doit pas être le pire endroit de la zone portuaire.

    A Tempozan se trouve une grande roue de 112 mètres de haut, qui m'a permis de prendre une revanche partielle sur la vue inoubliable du Mont Rokko et photographier ma ville d'en haut.





    Je pense vous avoir déjà parlé de cette usine d'incinération de déchets, habillée par Hundertwasser, la voici enfin en photo (toujours de loin cependant).

    Le lieu incontournable de Tempozan, c'est son aquarium géant, l'aquarium kaiyukan. J'avoue que j'étais plutôt sceptique avant d'y aller et que sa visite m'a franchement fascinée. C'est peut-être la meilleure chose à voir de tout Osaka. Les bassins sont géants et les vitres pour les observer encore plus, ce qui est la clé de la réussite de ce musée vivant. Les écosystèmes reproduits sont fabuleusement réalistes. Les milieux reproduits sont tous tirés des bordures du Pacifique, ce qui a bousculé mon habitude à voir un monde centré sur l'Atlantique. On part de la surface et petit à petit, la visite nous conduit vers le fond des bassins. Il y a une quinzaine de bassins. Mes photos se limitent à celles qui ont réussies. Pas facile de photographier un dauphin qui file à toute allure.

Voici le bassin principal (5400 tonnes d'eau), des vitres de 30 centimètres d'épaisseur qui représentent une année et demi de production annuelle de ce matériau.
La baleine requin, figure vedette de l'aquarium. (J'ai cru lire qu'elle mesure une douzaine de mètres).

Une raie, qui se fait chatouiller par les bulles du minuscule plongeur (il parait qu'il ne mesure même pas deux mètres celui-là).
Je crois que sur la gauche au fond il s'agit d'un thon. En tout cas tous les petits ne cessaient de piailler "thon", "thon" en japonain, certainement en pensant aux excellents sashimis que l'on pourrait préparer si on le sortait de l'eau.


Des sardines en bande de la côte du Chili
Une tortue (détroit de Cook, Nouvelle Zelande)
La barrière de corail

Les crabes géants des profondeurs du Japon (-8 000 m)


Un spécial cuisine japonaise : la mer des îles Seto, avec tous les poissons de la table niponne.
Des méduses pour finir
Par Bebs - Publié dans : Balades
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Vendredi 15 juin 2007
    L'annonce ressemble à une blague. L'université d'Osaka est en passe d'être fermée pour cause de rougeole. L'épidémie qui est apparue dans le Kanto il y a quelques mois se répand désormais dans le Kansai. D'autres établissements de la région ont déjà fermé leurs portes. Le centre de santé de l'université nous bombarde de mises en garde alarmantes, comme seuls les Japonais sont capables d'écrire. On se croirait presque dans le roman de Camus, d'autant plus que les Japonais ne seraient pas les derniers pour agir et se sacrifier. La perspective d'une suspension des cours n'enthousiasme cependant pas mes collègues, car ils en seraient quitte pour rattraper pendant les vacances.

* *
*

    Un de mes jeunes collègues doctorants japonais en congrès en Italie a visité la France en deux jours. Une soirée chez Westermann, une soirée chez Bocuse. De Strasbourg et de Lyon, il ne se souvient pas de beaucoup plus que le plomb qui était resté dans la chair d'un gibier.


* *
*

    L'affaire que je vous avais décrite il y a quelques temps progresse. Après quelques dîners assidus, mon collègue connaît enfin le nom de la jeune serveuse. Nous sommes retournés dans ce bistrot ce soir. Mes trois collègues étaient en émoi à chaque fois que la jeune fille s'approchait et se comportaient comme des adolescents en bande. Entre chacune de ses venues nous tenions conciliabule pour décider du prochain sujet de conversation abordé à son passage. Pour la faire revenir plus vite nous servir de l'eau, nous avons vidés tant de verres que chacun est passé plusieurs fois aux toilettes. A nos rires doux et gênés plutôt que l'asservissant sumimasen répondait sa conversation effarouchée et son sourire irradiant. Personne n'était dupe de ce jeu de rôle tourmenteur mais grisant. Le succès de la soirée, qui devrait promettre une nuit heureuse à notre homme, c'est que j'ai piégé son égérie avec mon appareil photo, prétextant une photo de groupe avec elle. Pour tant de hardiesse envers la gent féminine, je suis ce soir un héros.
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Jeudi 14 juin 2007
    A quelques jours de mon départ, j'ai passé aujourd'hui une journee fantastique dans tous les Japons. Je me suis souvenu ce matin qu'il se tenait dans un sanctuaire du grand sud d'Osaka un grand festival religieux pour le debut de la transplantation du riz.

    Je ne vais pas très souvent dans cette partie d'Osaka, qui est plutot éloignée de chez moi et sans réel intérêt touristique. Le sud de la préfecture est plus poulaire que le nord où sont lotis les beaux quartiers. Voici quelques images du quotidien de ces quartiers, que je me suis efforcé de fixer avec mon appreil photo pour avoir également à mon retour de quoi me souvenir de cette étoffe de banalité dans la ville.

Les rues, toujours étroites et fleuries


Les incontournables distributeurs de boissons


Les câbles électriques, qui toujours encombrent la vue


Les petits étals ouverts sur la rue qui nous rappelent que tout le monde ne vit pas au Sony Building de Tokyo.



    Nous arrivons au sanctuaire de Sumiyoshi Taisha, que l'on resume souvent a son fameux pont, tres haut et tres raide.

    J'étais venu pour le festival de transplantation du riz, dont voici le décor. De facon très démocratique, les riches étaient d'un côte, dans les tribunes, et payaient pour leur siège. Les pauvres, moi y compris, étions debout de l'autre côte de la rizière pour une participation gratuite a la cérémonie. Il pleuvait aujourd'hui, ce qui est un bon présage pour les agriculteurs, mais qui complique la tache au public. Imaginez les rangées de parapluie. C'est très peu pratique pour la vue. D'autre part, en ce qui me concerne, prendre des photos tout en tenant mon parapluie relève d'un exploit que j'insiste a souligner ici (vous avez le droit de me remercier pour cet effort dans les commentaires !). Comme on y voyait rien derrière moi, il y a même une grand-mère qui s'est assise derrière moi pour regarder le spectacle entre mes jambes écartées.

    Encore un mot du public : essentiellement constitué de petits vieux armés d'énormes appareils photo et d'expatriés de mon âge. Heureusement que nous sommes là pour assurer la relève et la survie des traditions !


    Je commence par vous présenter les protagonistes qui ont défilé devant moi au début de la cérémonie. Le taureau, pour preparer le terrain dans la rizière.


Puis enfin, le prêtre  qui ouvre le défilé


Des danseurs


qui portent en trophée une boîte dont j'ignore le contenu.


Un samouraï


Son aide de camp (???) Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris.


Les musiciens : ici le gong et la cloche

suivi des sonneurs de buccins



les meneurs de deux armées (les blancs à gauche et les rouges à droite)

leur lieutenant


leurs fantassins, qui allaient dans l'ordre des plus âgés aux plus jeunes (mais vraiment tres jeunes).

Les prêtres


Les danseuses


Non identifiés : peut-etre des gens riches qui financent le temple (derrière les hommes en bleu)

Non identifie : peut etre la danseuse de noh


Les porteuses de riz (regardez les touffes dans leurs mains)


Les planteurs

Les planteuses


Des danseuses



La cérémonie peut commencer, par des bénédiction de l'eau (je pense)



Puis arrivent les porteuses de plants de riz


et les planteuses.


Les porteuses remettent les plants aux planteuses.

Les prêtres entonnent des prières et les jeunes filles des danses.


Tandis que planteurs et planteuses se mettent au travail.


Apres les danses et les prières, nous avons eu droit à une scène de noh (où quelque chose s'y approchant, je ne suis pas sûr à cent pour cent que ce soit du noh)


Pendant ce temps là, on continue à s'activer du côté des rizières.


Le samouraï revient sur scène pour une lente chorégraphie


Après lui, arrivent les deux armées d'enfants.


qui se livrent à une démonstration d'art martial


et engagent le combat.

Les plus mignons sont bien sûr les tous petits, dont les bâtons sont bien trop longs pour eux, et qui peinent à répéter les gestes des grands.

Enfin encore des danseuses.

Comme d'habitude, la manifestation se finit en queue de poisson : les spectateurs ont disparu avant que la scène ne se vident.


    Troisième Japon de la journée, le centre commercial de Namba parks. Des boutiques de mode, vêtements et accessoires, des boutiques de luxe, des cafés pour les fashion-victims japonais. De quoi vider sa bourse en un clin d'oeil. Les noms des marques ont tout de familier. Tous les grands noms européens sont ici. Je ne suis pas resté longtemps, m'y sentant presque mal à l'aise après le Japon traditionnel du début d'après-midi.
Par Bebs - Publié dans : Balades
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