A quelques jours de mon départ, j'ai passé aujourd'hui une journee fantastique dans tous les Japons. Je me suis souvenu ce matin qu'il se tenait dans un sanctuaire du grand sud
d'Osaka un grand festival religieux pour le debut de la transplantation du riz.
Je ne vais pas très souvent dans cette partie d'Osaka, qui est plutot éloignée de chez moi et sans réel intérêt touristique. Le sud de la préfecture est plus poulaire que le
nord où sont lotis les beaux quartiers. Voici quelques images du quotidien de ces quartiers, que je me suis efforcé de fixer avec mon appreil photo pour avoir également à mon retour de quoi me
souvenir de cette étoffe de banalité dans la ville.
Les rues, toujours étroites et fleuries
Les incontournables distributeurs de boissons
Les câbles électriques, qui toujours encombrent la vue
Les petits étals ouverts sur la rue qui nous rappelent que tout le monde ne vit pas au Sony Building de Tokyo.
Nous arrivons au sanctuaire de
Sumiyoshi Taisha, que l'on resume souvent a son fameux pont, tres
haut et tres raide.
J'étais venu pour le festival de transplantation du riz, dont voici le décor. De facon très démocratique, les riches étaient d'un côte, dans les tribunes, et payaient pour leur
siège. Les pauvres, moi y compris, étions debout de l'autre côte de la rizière pour une participation gratuite a la cérémonie. Il pleuvait aujourd'hui, ce qui est un bon présage pour les
agriculteurs, mais qui complique la tache au public. Imaginez les rangées de parapluie. C'est très peu pratique pour la vue. D'autre part, en ce qui me concerne, prendre des photos tout en tenant
mon parapluie relève d'un exploit que j'insiste a souligner ici (vous avez le droit de me remercier pour cet effort dans les commentaires !). Comme on y voyait rien derrière moi, il y a même une
grand-mère qui s'est assise derrière moi pour regarder le spectacle entre mes jambes écartées.
Encore un mot du public : essentiellement constitué de petits vieux armés d'énormes appareils photo et d'expatriés de mon âge. Heureusement que nous sommes là pour assurer la
relève et la survie des traditions !
Je commence par vous présenter les protagonistes qui ont défilé devant moi au début de la cérémonie. Le taureau, pour preparer le terrain dans la rizière.
Puis enfin, le prêtre qui ouvre le défilé
Des danseurs
qui portent en trophée une boîte dont j'ignore le contenu.
Un samouraï
Son aide de camp (???) Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris.
Les musiciens : ici le gong et la cloche

suivi des sonneurs de buccins
les meneurs de deux armées (les blancs à gauche et les rouges à droite)
leur lieutenant
leurs fantassins, qui allaient dans l'ordre des plus âgés aux plus jeunes (mais vraiment tres jeunes).
Les prêtres
Les danseuses
Non identifiés : peut-etre des gens riches qui financent le temple (derrière les hommes en bleu)
Non identifie : peut etre la danseuse de noh
Les porteuses de riz (regardez les touffes dans leurs mains)
Les planteurs

Les planteuses
Des danseuses
La cérémonie peut commencer, par des bénédiction de l'eau (je pense)
Puis arrivent les porteuses de plants de riz
et les planteuses.
Les porteuses remettent les plants aux planteuses.
Les prêtres entonnent des prières et les jeunes filles des danses.
Tandis que planteurs et planteuses se mettent au travail.
Apres les danses et les prières, nous avons eu droit à une scène de noh (où quelque chose s'y approchant, je ne suis pas sûr à cent pour cent que ce soit du noh)
Pendant ce temps là, on continue à s'activer du côté des rizières.
Le samouraï revient sur scène pour une lente chorégraphie
Après lui, arrivent les deux armées d'enfants.
qui se livrent à une démonstration d'art martial
et engagent le combat.

Les plus mignons sont bien sûr les tous petits, dont les bâtons sont bien trop longs pour eux, et qui peinent à répéter les gestes des grands.
Enfin encore des danseuses.

Comme d'habitude, la manifestation se finit en queue de poisson : les spectateurs ont disparu avant que la scène ne se vident.
Troisième Japon de la journée, le centre commercial de Namba parks. Des boutiques de mode, vêtements et accessoires, des boutiques de luxe, des cafés pour les fashion-victims
japonais. De quoi vider sa bourse en un clin d'oeil. Les noms des marques ont tout de familier. Tous les grands noms européens sont ici. Je ne suis pas resté longtemps, m'y sentant presque mal à
l'aise après le Japon traditionnel du début d'après-midi.
Commentaires