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Texte Libre

    Bienvenue sur ce blog, qui raconte à la fois ma vie de doctorant à l'université d'Osaka, mes surprises et découvertes, et mes visites à travers le pays.
    Vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog. Actuellement vous êtes  5   visiteur(s) en ligne. Si vous souhaitez prendre mes aventures dans l'ordre depuis le début, cela commence .
    Mon aventure s'est terminée en juin 2007 mais elles reprennent à Amsterdam  sur ce nouveau blog. N'hésitez pas à laisser vos commentaires. Ils me font toujours très plaisir.
Jeudi 24 mai 2007
    Pour valider mon agrégation, il me faut rédiger un mémoire de pédagogie durant cette année. J'étais hier pour cela en stage d'observation d'un T.D. de géométrie. Vous n'allez pas me croire, mais c'était le bordel ! Moi qui croyais que l'étudiant japonais était un modèle de discipline, de sérieux et de labeur, j'ai été douché. Les T.D. se font en classe complète (environ soixante dix étudiants), en présence du professeur et de ses trois assistants, qui se tournent pas mal les pouces. Ca papote, ça glousse, ça va et ça vient.
    Visiblement, on se lâche complètement quand on est étudiant à l'université. Fini l'uniforme du lycée, oubliée la préparation du concours. Le système japonais est de toute façon orienté vers le sacro-saint concours d'entrée à l'université, et le nom de votre université conditionne toute votre carrière, alors pourquoi travailler lorsqu'on est à l'université ...
La photo est prise au milieu du TD, comme tout l'indique...
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Mercredi 23 mai 2007
    Supporterais-je encore mes compatriotes a mon retour ? A mes cotes a table ce midi, par le hasard des promiscuités de la cantine aux heures de pointe, un vieux briscard de l'université française. Le verbe haut et tranchant, le regard droit, extrait (de ce dialogue en français) :

- (Prof français) BON, mais vous dites que c'est un PROBLEME que vos classes de russes n'accueillent que 4 étudiants ?
- (Prof japonais) Heu
- (Fr.) Dans ce cas, il faut prendre des décisions techniques, il existe toute une gamme mesures coercitives pour corriger ces écarts. Nous les connaissons bien en France, croyez moi ça marche !
- (Jp) Oui, mais
- (Fr.)Par exemple vous devriez limiter le nombre d'étudiants en français, pour que les autres fassent du russe
- (Jp. Silence gêné) Et la liberté de choix...
- (Fr.) Dans ce cas, vous n'avez qu'a mettre la note maximale a tous les étudiants de russes, ça se saura vite.
- (Jp. - horrifié) Vous croyez ?
- Sinon, vous n'avez qu'a mettre en place le système premier arrive premier servi
- (Jp. Silence gêné)
- (Fr.) BON, mais c'est un PROBLEME, OUI oui NON ?
- (Jp.) Non, mais c'est a dire...
- (Fr.) Mais si ce n'est pas un problème, la discussion est close...
Enfin, quand même, si vous allez acheter de la lessive et que votre marque favorite n'est pas la, vous faites quoi ? (au fait, vous savez ce que ça veut dire lessive en français ?) Vous achetez une autre marque ! Ben le russe, c'est pareil.

    Voila, depuis longtemps je n'avais plus entendu de conversation aussi agressive, dans ce beau pays ou tout dialogue est recherche d'harmonie avec son interlocuteur. Le Français, avec son discours rationnel logique et tranché d'avance, a du horrifier son interlocuteur japonais qui a du se sentir humilié par le ton avec lequel on lui parlait (la pire des insultes dans ce pays) et qui de toute façon n'exprimera pas d'opinion avant qu'un consensus ne se dégage de l'ensemble des membres de sa faculté.
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Mardi 22 mai 2007
    Pour les beaux yeux d'une serveuse, mon bureau a dîné dans un troquet lointain, quatre garçon blagueurs accompagnant un timide sur son trente et un. La belle n'était pas là et l'on se consola d'une double ration de riz offerte en ces lieux.

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    Les ombrelles andalouses, sous lesquelles se promènent les demoiselles dès les premiers brins de muguet, ont d'autres vertus que de préserver l'albe carnation des jeunes filles. Elles dérobent aux regards les galanteries de rendez-vous timides et enveloppent dans le cocon de leurs dentelles soyeuses les amours naissantes.
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Lundi 21 mai 2007


Par Bebs - Publié dans : Balades
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Dimanche 20 mai 2007
    Pour prendre l'air ce dimanche, je me suis rendu dans le quartier d'Arashiyama à Kyoto. A ma grand surprise, je n'étais pas seul, malgré le temps maussade et l'air frais. La raison de ce déplacement massif de gens du cru et d'étrangers : la tenue sur la rivière Oi du festival des trois bateaux, ou festival Mifune.
C'est donc un peu par hasard que je vous livre ces photos, pour avoir été au bon endroit au bon moment.






    Evidemment, les images auraient été meilleures avec ce matériel...


    Arashiyama est un très agréable quartier en bordure ouest de Kyoto. Des temples anciens se mêlent à de beaux pavillons entourés de jardins potagers et rizières, qui avec les pluies récentes sont désormais gorgées d'eau.
Je me suis arrêté au temple Tenryuji, dont le jardin intègre harmonieusement le mont Arashi.


    J'ai traversé une forêt de bambous.


    Je suis passé par le temple d'Adashino Nembutsuji, où sont enterrés de nombreux sans-familles selon les termes du Lonely Planet. Les explications en anglais du temple ne mentionnent pas ce détail.

Remarquez qu'ici la statue de Bouddha a droit à la compagnie de Winie l'ourson, Snoopy et d'autres peluches non identifiées.



    Après cela, j'ai poussé la promenade jusqu'à Daikakuji, temple qui fut aussi un pavillon impérial. Les peintures sont magnifiques. Quelques jeunes femmes habillées en kimonos de périodes anciennes se pavanaient dans les coursives.



Par Bebs - Publié dans : Tourisme
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Samedi 19 mai 2007
    Un vilain gabelou des temps modernes a tiré ma résidence des limbes du sommeil ce matin. Quiconque possédera une télévision devra s'acquitter de la taille auprès de l'agent de la NHK. A coups de fourches j'ai chassé le perfide, mais les plus faibles auront succombé. Un voisin, par ailleurs dans l'attente d'un mandat, a été pris par traîtrise à cause d'une télé en panne entreposée dans sa chambre.
Post scriptum : j'organise une collecte, envoyez vos dons pour sa veuve et ses orphelins à ...

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    Il y a dans un parc non loin de chez moi, une collection de fermes anciennes regroupées par un écomusée. La plupart des maisons proviennent de zones plutôt montagneuses, où la neige est fréquente et abondante. N'oubliez pas que le Japon, pays de montagne, accroche tous les nuages en provenance du Pacifique. Aussi les maisons se devaient d'être hautes et solides, pour permettre en hiver de sortir par les fenêtres des étages et résister au poids de la neige amassée sur le toit.

    La silhouette trapue et les couleurs sombres leur donnent un petit air de Forêt Noire, mais l'analogie s'arrête là.

La charpente est liée à la corde et non pas clouée ou vissée en ensemble.

Dans certains endroits où le riz se cultive mal, on ne prenait pas moins de sept repas par jour pour tenir le coup.

Notez aussi que souvent on cultivait des iris au sommet des toits de chaumes. Outre les vertus ornementales, les plantes poussant la chaume permettaient au toit de mieux résister au vent et à la pluie.

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    J'ai enfin visité le magasin carrefour d'Osaka. Un vrai bonheur. Pendant quelques instants je me serais cru de retour en France. Un grand supermarché, organisé à la française, avec des noms et quelques marques françaises. Les prix restent japonais : dix euros le camembert président par exemple. J'y suis allé avec mes collègues de bureau. J'en ai profité pour donner quelques leçons d'oenologie à l'un d'eux. Leur cellier est assez bien fourni, même s'il fait peut-être la part trop belles aux vins non français. L'incontournable Dopf représente les vins alsaciens, certains Bordeaux ou Bourgognes de prestige sont également en vente (à des prix souvent proche du double de leur prix français).
Par Bebs - Publié dans : Balades
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Vendredi 18 mai 2007
    Pour qu'en France un étranger se fasse acclamer par les autochtones, il ne lui faut pas moins d'être grand chef papous et se promener en habit d'apparat. Le Japon est certainement le seul pays développé et libre où les étrangers se font interpeller dans des villes qui comptent des millions d'habitants par des enfants tous fiers de croiser un étranger et de lui crier "hello".

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    Quand la nuit leur voiture est arrêtée à un feux rouge, les chauffeurs de taxi éteignent leurs lumières. Certains vont jusqu'à couper le moteur.

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    Savez vous quelle est la langue la plus utilisée dans la blogosphère ? Le japonais qui avec trente sept pour cents fait même mieux que l'anglais (trente trois pour cents). Et le français dans tout cela ? Nos deux pour cents nous classent à une lointaine septième position.

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    Mes collègues sont passés aux aveux. Presque tous les Japonais ne croient pas aux dieux, mais vont malgré tout au sanctuaire ou au temple quand ça va mal. Avec cela, ils jettent régulièrement une pièce dans la cassette placée devant les autels, par réflexe culturel, comme nous irions jeter une pièce dans la fontaine de Tréville.

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    Par un réflexe quasi automatique et sans même lever le nez de ma feuille, je grognai cet après midi un 'Bless you' à mon collègue qui éternuait. Une heure plus tard, et après avoir dûment vérifié son vocabulaire sur internet, il m'interpella sur le sujet, embêté de ne pas savoir comment on réagit en pareille situation. Au Japon, m'expliqua-t-il, on ne confie pas la rémission d'un rhume aux mains des kamis, comme le font les Anglais ; on se tait.


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    Mais collègues m'ont fait remarqué que l'humour japonais n'a rien à voir avec l'humour français. A vrai dire, je n'a pas l'impression de faire des blagues typiquement françaises, mais au moins je les charrie de temps en temps. D'habitude, ils rigolent. Est-ce par simple politesse ou parce qu'en réalité ils se moquent de moi. Aucune idée. Je ne suis pas sûr d'être au fait des ressorts de l'humour japonais non plus. Pour conclure, voici une blague polonaise que m'a raconté un ami.
On présente deux photos au candidat d'un examen de science politique. Question : retrouvez la photo du président et celle du premier ministre.
La blague a fait rire unanimement Japonais et Français.
Par Bebs - Publié dans : Insolite
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Jeudi 17 mai 2007
L'orientation est un véritable casse tête au Japon. Les rues ne portent pas de nom ou de numéro, et les maisons ou immeubles sont identifiées par une série de numéros ajouté au nom du quartier. Ce serait bien entendu trop simple que les numéros se suivent. Pour se repérer, à chaque coin de rue sont plantés des cartes du terrain qui indiquent les quartiers dans le détail.


Particularité fâcheuse, l'orientation des plans ne respecte aucune convention. Certes le Nord est indiqué, mais il n'est jamais forcément représenté au haut de la carte. Les deux photos ci-dessus ont été prise à moins de cinq mètre d'écart, et j'ai bien mal à voir le même quartier de part et d'autre de la rue. Ce détail d'importance m'a valu surtout de m'égarer profondément le premier jour de mon séjour ici.
Par Bebs - Publié dans : Insolite
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Mercredi 16 mai 2007
    Sur une idée originale de Thomas, animateur du très sympatique blog La Rivière au Canard, j'ai sélectionné cinq photographie prises ce matin sur mon chemin entre ma résidence et mon bureau. Les règles du jeu sont ici. Les autres photos se trouvent par ici, , encore, là bas....


H + 00. La première photo est prise depuis la porte de ma chambre. Le Japon moderne comme on l'aime.


H + 05. Je parcours la première partie de mon trajet à vélo. Tous les matins, je traverse un quartier de maison traditionnelle, le vieux Japon à l'état pur. Les maisons sont en bois, les jardins miniatures sont tous plus beaux les uns que les autres, les tuiles sont sculptées. A l'heure où je passe, les obasan me dévisagent d'un air insistant tandis que les mamans commencent à promener les landaus.


H + 12. Après une très rude montée, au bord de laquelle se niche d'ailleurs une rizière de quelques mètres carrés, avec des vrais canards qui barbotent, j'arrive sur une grosse piste cyclable où les ojisan sont en général déjà en train d'accomplir leur promenade de santé du matin.


H+ 20. Sur le campus de Suita, je prends la navette bus de l'université qui m'emmène directement à mon bureau.

H+ 30. Pris dans les embouteillages et la circulation, je bouquine en attendant d'arriver.

H + 35. Campus de Toyonaka. Je gagne mon bureau.

A vos appareils photos et à votre tour...
Par Bebs - Publié dans : Balades
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Mardi 15 mai 2007
    Voilà longtemps que je ne vous avais plus posté de petits chats...
Par Bebs - Publié dans : Balades
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