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Texte Libre

    Bienvenue sur ce blog, qui raconte à la fois ma vie de doctorant à l'université d'Osaka, mes surprises et découvertes, et mes visites à travers le pays.
    Vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog. Actuellement vous êtes  5   visiteur(s) en ligne. Si vous souhaitez prendre mes aventures dans l'ordre depuis le début, cela commence .
    Mon aventure s'est terminée en juin 2007 mais elles reprennent à Amsterdam  sur ce nouveau blog. N'hésitez pas à laisser vos commentaires. Ils me font toujours très plaisir.
Samedi 13 janvier 2007
Re-bonjour
Après ma petite balade dans le quartier (voir le post précédent), je suis parti à la conquête du centre-ville d'Osaka. J'étais à Umeda, le quartier nord, peuplé de grands buildings. "Pas de grandes attractions touristiques" indique le Lonely Planet, et il y a bien raison. De la gare part une immense galerie souterraine (à côté de laquelle celle de Chatelet Les Halles fait piètre figure). Avec beaucoup d'efforts j'ai reussi à m'en extirper pour une petite promenade sans queue ni tête, au pied de tout ces gratte-ciels, entre galeries commerciales, voies ferrées et routes surplombées d'autoroutes ou de lignes ferrées.

Ma visite a débuté par la traversée d'un impressionnant dédale de restaurants, casino, bars à karaoké, salons de massage, le tout dans une délicate odeur de friture.
et au milieu de tout cela,
un sanctuaire (enfin, je crois, pour le moment je ne suis pas spécialiste pour distinguer les sanctuaires - forcément shinto - d'un temple - forcément boudhique -).

Après ce labyrinthe, j'ai pu mettre les pieds sur une route un peu plus large, à la chasse aux belles tours. Notez bien la superposition des couches, ici trois au moins ! Et encore, je ne sais pas comme j'ai fait pour éviter des cables sur cette photo.
Une entrée de galerie commerciale.

A peine débarqué au Japon, et déjà people-isé, j'ai répondu à une interview de jeunes japonais pour leur cours d'anglais...


Enfin, de jolies tours

Je suis monté en haut de cette dernière tour en forme d'arche, le Umeda Sky Building (173 m de haut). Le lieu s'appelle le Kuchu Teien Tenbodai, the Floating Garden Observatory.




Au bas de cette tour comme au bas de bien d'autres, des jardins à la japonaise et des fontaines.

Et pour finir, une petite virée dans un grand centre commercial, au nom étonnant,
Par Bebs - Publié dans : Tourisme
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Samedi 13 janvier 2007
Bonjour

Puisque tout le monde insiste pour voir des photos : voici les premières, tirées d'une petite promenade autour de mon logement. Je n'habite pas à Osaka même mais dans sa proche banlieue (à Suita très précisement). Ma 'city' ne compte que 350 000 personne, ce qui en fait à peine la 7ième ville en taille de la préfecture d'Osaka.

Voilà déjà à quoi ressemble la route devant chez moi.

Quelques clichés insolites pour continuer
Les pompes à essence ne manquent pas d'air.

Pour la photo de cette boulangerie, je n'ai même pas besoin d'ajouter un mauvais jeu de mot. Notez bien "l'invitation à la Gormandise" (sic).
Ah les bienfaits de la taylorisation.


Je passe à des clichés plus calmes. Derrière chez moi s'étendent de grandes zones pavillonaires.
Vous ne revez pas, ce sont bien des oranges (selon moi) dans l'arbre, alors qu'il fait en ce moment entre 5° et 10°C dans la ville. J'ai vu pas mal d'orangers et de palmiers aussi. Il faut dire qu'Osaka est à peu près au 34°N (entre Alger et Tunis).
Une enfilade de jolies maisons avec une esthétique dans l'architecture qui tranche avec la notre (je ne suis pas sûr que l'on s'en rende bien compte sur la photo).
Devant les maisons, comme partout, des arbres somptueusement taillées.

Et pour terminer, l'un des parcs sur mon chemin de promenade
où quand je suis passé, plusieurs petits vieux s'étaient installés sur des bancs et avaient apporté de quoi déjeuner.
Par Bebs - Publié dans : Balades
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Vendredi 12 janvier 2007
Bonjour à tous

    Je vais commencer par vous rassurer, je suis bien arrivé à Osaka. Mon directeur m'attendait comme prévu à notre lieu de rendez vous. J'ai un peu de mal à éclaircir mes idées et je m'excuse si mon message vous aparaitra confus. Le décalage horaire n'est pas encore tout à fait digéré. Par ailleurs, je n'ai pour le moment pas encore retrouvé l'usage de mes principales affaires. Mes bagages ont été perdus par Air France ; je n'avais que de l'électronique dans mon sac de cabine. A mon arrivée, les noms des heureux gagnants étaient déjà affichés, car je n'étais pas le seul. Depuis Noël, c'est parait-il devenu une tradition : une trentaine de bagages manquent sur chaque vol. Heureusement que Japan Airlines est là pour présenter ses excuses à ses clients. (J'ai quand même réussi a m'acheter du savon pour prendre une douche de temps en temps en attendant).

    A la douane, j'ai eu droit à une fouille approfondie, sans concessions mais tout en courbettes. Il faut dire qu'une meute de chiens patrouille dans le hall pour débusquer tout importateur de drogues. Fatalement, à attendre si longuement mes bagages, j'était suspect. La douaniere avait eu le temps de me coller au moins cinq fois son chien dans mes mollets! Toujours est-il qu'après m'avoir controlé le fond de mon porte-monnaie, la doublure de mes semelles et chacune des sous-poches de mon sac, j'ai pu enfin repartir sous les mots de bienvenue et les sourires de la dizaine de douaniers qui m'avait si bien ausculté.

    La première vue d'Osaka est assez surprenante. C'est une ville tout en béton, avec des tours à perte de vue, des routes et lignes de trains enchevêtrés, des fumées d'usines. L'aéroport lui-même est construit sur une île artificielle qui s'enfonce chaque année de quelques centimètres. Grâce à l'aide efficace de mon directeur, j'ai pu en quelques heures prendre possession de ma chambre, accomplir les formalités d'arrivée (bureau d'immigration, inscription à la sécu) et même ouvrir un compte en banque. Tous les différents offices administratifs sont regroupés au même endroit, ce qui est fort commode.

    Un mot pour vous parler de l'administration. Je m'attendais à trouver des bureaux ultra-modernes. J'avais plutôt l'impression d'être retombé 30 ans en arrière, tant le mobilier paraissait désuet et tant les bureaux fourmillent de gratte-papiers. Un imense hall tient lieu de bureau, il n'est divisé que par quelques cloisons basses. Le public évolue dans de larges couloirs, délimités par de longs comptoirs le long desquels officient d'innombrables secrétaires. A l'arrière, des secrétaires et des commis s'affairent autour de rangées de bureaux. Des employés à l'oeil sévère surveillent la bonne marche de l'administration. Chaque fonctionnaire s'emploie à sa tâche d'un air digne et empressé. Pour toute démarche existe un formulaire papier à remplir dûment, puis à soumettre à l'examen attentif d'un fonctionnaire qui le tamponne de partout et le transmet à un autre. Un jeton numeroté vous est donné, et l'on peut récupérer le document sollicité à un autre comptoir lorsque son numéro est appelé. De loin comme de près, on a vraiment l'impression de visiter une ruche.

    La banque a le même rapport à la main d'oeuvre, le papier et les formulaires que l'administration. Je n'avais depuis longtemps plus rempli de liasses aussi épaisses de papier carbone. On m'a remis un livret, dans lequel seront consignées toutes les operations bancaires. Comme je demandais egalement un RIB, la guichetière m'a écrit à la main un papier rempli de kanjis et sans aucun numéros. Je ne suis pas sûr que ma bonne agence du crédit mutuel puisse en faire quoi que ce soit.

    Le campus où je travaille est très verdoyant. Malheureusement, je n'habite pas directement sur le campus et les distances sont très vites longues dans la ville. Malgré les apparences, la ville s'étale beaucoup. Pour arriver à l'université, je traverse de grandes zones pavillonnaires. Beaucoup de gens sont employés un peu partout sur mon chemin pour surveiller les carrefours et les gares. Ils portent d'énormes casquettes que nous trouverions ridicules. C'est certainement une facon efficace de régler les problèmes de chomage. J'espère que chacun de vous se porte bien.

A bientôt.
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Lundi 8 janvier 2007
    Les valises sont faites ! Pour la première fois de ma vie, j'ai pesé mes chaussettes, mes pulls et mes serviettes, pour satisfaire au seuil des 20 kg fatidiques. Finalement, la belle valise prévue pour l'ocasion ne verra pas le Japon en ma compagnie. Elle est bien trop grosse. Elle est si dodue, qu'elle ne pourra même pas m'attendre perchée sur l'armoire de ma chambre.

    Pour ceux qui se demandent encore pourquoi je pars si loin, et qui n'osent plus poser la question, voici l'argument de ce voyage. Ne protestez pas si je vous emmène sur le terrain des mathématiques ; de vilaines langues avaient prédit que je vous parlerais de mes constantes fétiches dès mon premier article d'Osaka, mais je les prends d'avance et commence à en parler avant même mon départ. J'étudie pour ma thèse de mathématique une famille de nombres, définie en toute généralité par un professeur japonais, mais dont les avatars dans quelques cas simples sont bien connus depuis assez longtemps et fort étudiés dans mon université bordelaise. Mon séjour à Osaka (organisé dans le cadre du collège doctoral franco-japonais) devrait me permettre de complèter ma vision de mon sujet de thèse par une approche plus abstraite, et plus généralement m'ouvrir à des mathématiques que je ne cotoye pas actuellement dans mon université. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un japonisant, c'est donc l'âme et le coeur vierge que j'aborde ce pays et cette culture.

    Je n'ai peut-être pas encore eu le temps de souhaiter une bonne année à tout le monde, alors j'en profite : bonne année 2007. Prochain message depuis Osaka, si tout se passe bien.
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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