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Texte Libre

    Bienvenue sur ce blog, qui raconte à la fois ma vie de doctorant à l'université d'Osaka, mes surprises et découvertes, et mes visites à travers le pays.
    Vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog. Actuellement vous êtes  3   visiteur(s) en ligne. Si vous souhaitez prendre mes aventures dans l'ordre depuis le début, cela commence .
    Mon aventure s'est terminée en juin 2007 mais elles reprennent à Amsterdam  sur ce nouveau blog. N'hésitez pas à laisser vos commentaires. Ils me font toujours très plaisir.
Mercredi 27 juin 2007
Petit bilan synthèse

J'aime J'aime pô
*Le soucis permanent du détail

* L'aide spontannée dans la rue, la politesse et la courtoisie

*La cuisine (le poisson cru, les sobas froides en été)

* Les restos qui coûtent trois sous

* Le mélange des tenues vestimentaires dans la rue (du kimono à la veste panthère)
* Le taux de productivité

* Les pressions sociales sur le comportement des individus

* Le gluant de certains légumes rapés, les tranches de fromage reconstitué

* Le prix du ticket de transport

* L'inconsistance de l'esprit kawaï



Je regretterai Je regretterai pô
*Le taux de change du yen

*Les distributeurs de canettes présents partout

* Les magasins à cent yens

* De me sentir en vacances longue durée
*Les jingles d'annonces publicitaires diffusée dans les rues dès six heures du matin

*Les horaires de fonctionnement des distributeurs d'argent.

*Les cent yens assortis d'un sourire et d'un "hyaku en desu ne ?" pour garer son vélo sur un parking.

* Mon logement et le temps de transport chaotique vers mon bureau

Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Mardi 26 juin 2007
    Le nouvel aéroport international du Kansai est construit sur une île artificielle au sud d'Osaka. J'y suis arrivé avec beaucoup d'avance. Je ne voulais pas rater mon vol. Les écrans d'informations étant encore sous plastique, il m'a fallu demander de l'aide au guichet pour trouver  les comptoirs d'Air France. A l'accueil, les hôtesses japonaises essayent de parler français. Pourtant, trop imprégné de Japon, je m'obstine contre ma volonté à essayer de leur parler en japonais, trop persuadé que sans cela on ne me comprendra de toute façon pas. Moment de frayeur pour l'agent qui enregistre mes bagages : j'ai un billet électronique, ce qui n'arrive jamais. Là voilà qui me demande trois fois si je n'ai pas de papiers et qui se réfugie sur le vade-mecum Air France des procédures.

    L'aéroport compte plus de comptoirs d'enregistrement spéciaux pour groupes de touristes que de comptoirs normaux. D'ailleurs, dans la gare comme ensuite dans le vaisseau, les voyageurs en groupe sont légions, arborant tous le sourire d'aventuriers sur le départ vers de nouvelles contrées à explorer. Ici plus qu'ailleurs, les boutiques de la zone d'embarquement sont spécialisées dans les marques de luxes. Tout juste trouve-t-on un maigre kiosque à journaux et mangas. On est loin du marché européen. Les ceintures Cartier ou Hermes coûtent cependant encore trop cher, même en duty free, pour me débarrasser de mes derniers yens.
   
    Le vol est turbulent. Air France a eu la délicatesse de placer ses nationaux aux meilleures places du premier rang, celle où l'on a tout l'espace pour étendre ses jambes. Promis, je lève le ban contre la compagnie qui avait perdu mes bagages sans s'en excuser à mon arrivée. La nuit blanche de la veille, le champagne et le cognac n'y font rien. Je fermerai à peine l'oeil dans l'avion. Après vingt quatre heures de voyage, je suis enfin de retour.
Par Bebs - Publié dans : Balades
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Lundi 25 juin 2007
    Il est quatre heures trente du matin. Je me couche enfin pour une dernière nuit dans ma chambre tandis que le soleil est déjà levé et que le jour a repris possession de ma chambre. Mon réveil sonnera tout à l'heure à six heures, pour le départ. J'ai fait mes adieux à mon professeur, j'ai fait mes adieux à mes collègues, j'ai fait mes adieux à mes amis. Ils sont venus nombreux ce soir frapper une dernière fois à ma porte pour me serrer la main et me laisser leur adresse email et échanger un peu d'eux-même.
    Mon téléphone n'a plus de tonalité. Mon porte clé est vide. Ma chambre a retrouvé l'aspect dépossédé qu'elle avait lorsque je suis arrivé. Seuls quelques draps l'habillent encore. J'avais le coeur gros à quitter l'université, mais maintenant je suis trop fatigué pour penser à tout cela.
    Demain Paris, demain l'Alsace...
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Dimanche 24 juin 2007
    Nikko est un endroit des environs de Tokyo époustouflant.  Il fut choisi comme lieu du mausolée du shogun Tokugawa Ieyasu, personnage clé de l'histoire du Japon. Les temples et sanctuaires de la ville sont couverts de quantité d'or et débordent de décorations, de sculptures et de couleurs. En terme de défi personnel, compte tenu de l'absence quasi totale d'indications en anglais (alors que le site est classé patrimoine mondial de l'Unesco), passer à Nikko ma dernière journée de visite était approprié mais parfois rageant lorsqu'on ne sait pas devant quel temple on se retrouve.

    Les principaux sites à visiter sont regroupés contre la montagne, dans une forêt de cèdres du Japon. Un pont très célèbre en donne l'accès.

    On peut commencer la visite par le jardin shoyoen, qui a cette saison est paré de fleurs

Le temple Rinnoji et le bâtiment du Sanbutsodo héberge comme son nom l'indique trois énormes statues de Bouddha.

Le sanctuaire Toshogu est le lieu principal de la ville. On y entre en passant devant la pagode

richement décorée.


Les bâtiments sont tous plus chargés les uns que les autres.D'innombrables animaux ont été convoqués pour décorer les bâtiments

    En particulier, l'écurie est décorée par une fresque de scènes de la vie des singes, dont l'image la plus célèbre illustre une maxime bouddhiste "Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal".

Ici la fontaine pour se purifier avant de pénétrer dans le sanctuaire.



La porte du sanctuaire

et son mur d'enceinte
Détail de la porte



La tombe de Tokugawa

    Le sanctuaire Futarasan ne se trouve pas loin, mais il pleuvait tant que mes photos n'ont rien donné ! Du reste, son style ressemble beaucoup aux autres lieux de cultes du site.

    A peine plus loin, le sanctuaire de Taiyuin reproduit en plus petit le sanctuaire de Toshogu pour la tombe de Iemitsu.  Là encore, les photos sont gâchées par la pluie. Ce sanctuaire était peut-être presque plus réussi que l'original.
Par Bebs - Publié dans : Tourisme
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Samedi 23 juin 2007


    Pas de doute, Tokyo by night est beaucoup plus animé que ce que je connais d'Osaka ou de Kyoto. Même après les derniers métros, la ville et ses rues restent très animées.

    La fille de mes hôtes fêtait son baccalauréat avec sa classe du lycée français. Ah se retrouver parmi d'insupportables jeunes français ! Quel choc, qui prépare sûrement le choc de remettre les pieds en France et de se réhabituer à la rudesse de nos moeurs. Ces jeunes gens pleins d'espoir et de projets pour leur vie n'en sont pas moins restés après quelques mois ou quelques années au Japon extrêmement français dans leur manière de vivre. Leur attitude et leur langage - même ou justement en langue française - doit être ressenti comme une insulte par les braves Japonais. Le microcosme des expatriés est certainement le dernier lieu où apprendre à découvrir le pays qui vous accueille, surtout lorsqu'il s'agit du n-ième où l'on s'installe et que l'on finit par en être blasé. Pas de famille d'accueil ou de collègues de labo pour s'imprégner des valeurs et du mode de vie nippon comme c'est le cas des étudiants étrangers que je fréquente à mon université. Il paraît que le lycée français a fréquemment des frictions avec l'administration japonaise et les habitants du quartier dans lequel il est implanté La complicité des professeurs n'est certainement pas la moindre des causes de leurs relâchements incompatibles avec l'île. La position des enfants de couples mixtes, interprètes des demandes de leur bande et interlocuteurs privilégiés des Japonais, doit être parfois difficile à assumer, coincés entre les débordements de leur groupe et les exigences de leur éducation mi-niponne.

    Shibuya est l'un des quartiers de la vie nocturne de Tokyo. Les derniers trains sont passés, mais les noctambules restent.

Ce carrefour est parait-il le croisement que toutes les cameras du monde prennent lorsqu'une télé diffuse un reportage sur Tokyo. En journée, le passage est noir de monde et des centaines de personnes se croisent. En soirée, il y a seulement du monde.

* *
*

    Waseda au petit matin, prestigieuse université privée tokyoïte. Des flux ininterrompus d'étudiants se pressent aux portes pour aller travailler, un dimanche matin à 8h! Ils sont fous ces Japonais.


Par Bebs - Publié dans : Tourisme
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Samedi 23 juin 2007
    Avant mon départ, et pour finir mon séjour en beauté, je suis retourné dans le Kanto. Aujourd'hui, j'ai visité Kamakura.

    Aller dans la région Tokyo pour le Kansai-jin que je suis, c'est un peu comme un Toulousain se rendant à Paris. Enfonçons les clichés, le métro de Yokohama est nettement moins beau et plus sale que ceux du Kansai, les trains de banlieues sont bondés même le samedi matin, les gens ne sont pas bronzés et surtout il y a un nombre incroyable de blancs : que fait la police ! D'ailleurs, la vie à Tokyo doit être très harassante vu le nombre colossal de Tokyoïte qui se rendaient à Kamakura en même temps que moi.

    A Kamakura, j'ai perdu une demi heure à trouver le bureau de l'office du tourisme, grand comme deux boîtes à chaussures et au bout de la rue commerciale principale se trouve un snack bien teuton qui vend de la bière et des Wurtz. Heureusement que la beauté des temples a calmé ma mauvaise humeur naissante.

   Pour commencer ma boucle, je me suis rendu dans un sanctuaire assez central de la ville, le sanctuaire de Tsurugaoka Hachimangu.

Beaucoup de monde s'y rassemblait ce samedi, en particulier des familles pour des mariages et des baptêmes.

    Kencho-ji, second arrêt de ma visite, est un temple bouddhiste zen, le premier des cinq grands temples zen de Kamakura.

Le Butsuden, ou salle du Bouddha est particulièrement belle à mon avis.

Aujourd'hui encore, des moines viennent suivre ici des entraînements à la méditation. Il y a pour cela un jardin simple mais très vert en cette saison, à l'arrière du domaine.


   Un peu plus loin, au temple de Meigetsu-in, il y avait foule. Le temple est aussi connu comme le temple des hortensias, et l'on faisait la queue dans ces jardins. Il faut dire qu'avec leur bleu magnifique, se promener dans les jardins avait quelque chose de féérique.




    Engakuji, tout au nord de la ville, fait partie des cinq grands temples zen de la ville.

Les sculptures de ses portes sont particulièrement travaillées.


   
    J'ai rejoint le temple le plus célèbre de la ville par la montagne : une jolie randonnée. De certains détours du chemin, on peut apercevoir l'océan. Kamakura est une ville côtière, et dans la ville, j'ai même croisé des surfeurs en tenue, planche acrochée au vélo.


    Le point le plus célèbre de Kamakura est sans conteste son bouddha géant (un peu plus petit que celui de Nara)

que l'on peut même explorer de l'intérieur.
Par Bebs - Publié dans : Tourisme
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Vendredi 22 juin 2007
    Avec beaucoup de sensibilité, mon ami bronzewhale m'a organisé une très sympathique fête d'adieu dans un lieu surprise, que j'aurais pourtant dû être capable d'identifier, et m'a fait découvrir un repas dont la convivialité n'a d'égal que nos soirées fondues ou pierrade. Tous les ingrédients sont posés sur la table et chacun se prépare ses sushis à sa guise. Encore mille merci pour cette soirée très originale.


Le patron nous a même joué un peu de musique.


Une petite photo de groupe

Hum, oishikata !!!
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Jeudi 21 juin 2007
    Pour une maigre poignée de yens, j'ai quitté ma banque définitivement, sous le sourire moqueur de l'opératrice. Il ne restait vraiment pas plus que de quoi payer deux bières sur mon compte. Cela tombe bien, je ne l'utilisais de toute façon que pour payer mon loyer par virement automatique (encore que quand on voit la paperasse que cela représentait, on se demande vraiment en quoi cela simplifiait la comptabilité de notre concierge...)

    Pour une grosse poignée de yen j'étais logé dans cette résidence extraordinaire, où le matin je me douche avec les moucherons, moustiques et autre dyptères, le midi, je lave ma vaisselle avec les scarabés et le soir m'endors au son des croassements de grenouilles. Quand je pense que pour cinq nuits en cité U à Edimbourg le mois prochain, je payerais autant que pour quatre mois ici, la tête me tourne. Peut-être que là-bas, il y a des phoques dans les baignoires et des pandas dans les cuisines.

    A toute fin utile, pour ferme un compte il faut dire
kouza o kaiyaku shite kudasai
en faisant attention de bien prononcer kaiyaku. Ouvrir un compte se dit keyaku si j'ai bien compris les explications de mon collègue, qui me les a répétées plutôt deux fois qu'une, quand je lui ai demandé une note sur le sujet. Malheureusement les guides de conversations ne prévoient que des phrases types pour le gaijin fraîchement débarqué, et non pour celui qui s'en va, sensément capable désormais de parler couramment la langue.
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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Mercredi 20 juin 2007
    Le parapluie est un accessoire on ne peut plus commun par ici. Autant il est difficle d'en trouver un sans se ruiner en France, autant chaque magasin nippon vend toute sorte de parapluie à partir de  trois cents yens, soit moins de deux euros. Ma préférence va au parapluie en plastique nylon, complètement transparent. Il permet de continuer de profiter du paysage, de circuler à vélo sans se couper la vue, et surtout je le trouve très à la mode. Les Japonais le voient plutôt comme le modèle le plus commun et le meilleur marché quand on a oublié le sien  chez soi, et que l'on finit de toute façon par abandonner sans ménagement quelque part.
    Lorsque l'on se rend dans un lieu public, des râteliers à cadenas sont systématiquement mis à disposition du public pour entreposer son bâton. On est jamais trop prudent dans ce pays.

Sur cette photo, le musée avait même mis à disposition du public des parapluies en libre service pour circuler entre les bâtiments.
    Peu de crainte pourtant de se le faire voler de toute façon. Quand un Japonais passe à côté d'un objet perdu, il met soigneusement en évidence et à l'abri pour que son propriétaire puisse le retrouver. Cela donne des scène parfois étranges, comme dans cet abri au sommet de la montagne.

    Le pinacle de l'ingénuosité des Kansai-jin reste tout de même l'accroche parapluie pour vélo. Un vélo sur deux dispose de ce système qui permet de fixer un parapluie au guidon. Je doute de l'efficacité du dispositif. A noter que paraît-il ce système ne se voit qu'à Osaka et sa région.
Par Bebs - Publié dans : Insolite
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Mardi 19 juin 2007
    Mes collègues de bureau m'ont organisé une bien belle sayonara party (fête de départ) à Kyoto ce soir. Ballade sur les quais de la rivière qui traverse Kyoto. Thé traditionnel et glace dans un salon de patisserie à Gion. Restaurant à yaki niku. Bar chic et sauterne sur les bords de l'eau. Bref, ils ont été merveilleux et la soirée était très réussie.


    Je reviens sur le restaurant à yaki niku (viande grillée) car l'endroit est à mille lieux des clichés du Japon. Je précise tout de suite que la viande était excellente. Mais avec tant de graisse que l'on rotit chaque soir dans ce lieu confiné et serré, le restaurant inspire de prime abord encore moins de confiance que les bouibouis poisseux où je mangeais des chawarmas à Conakry. C'est peu dire ! Les plafonds sont noirs de suie, les murs dégoulinent de graisse, les affiches des menus épinglées aux murs se sont depuis longtemps effacées, le serveur vous presse sans ménagement vers la sortie dès que les plats sont vides. Un inspecteur des services d'hygiène y ferait une attaque. L'adresse doit être connue pourtant et mérite son succès, car toute la soirée la queue de se désemplissait pas.

    Nous avons dîné de boeuf, sous tous ses quartiers, surtout les abats ou hormonu en japonais. Je ne suis pas sûr d'avoir reconnu toutes les pièces : jugez plutôt. Du foie et des tripes crues, des parties complètement grasses et sans chair, de la langue, du collier, des pièces plus nobles. Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que les Japonais préfèrent la viande très marbée, à l'opposé de notre prédilection pour le filet sans la moindre trace de gras. Un peu de kimtchi, plat coréen : légumes fermentés aux piments. Pour finir, un nabe coréen (des légumes en sauce) très épicé qui rafraichit et nettoye le corps par son piquant après toute cette viande rouge.

    Outre un très bel éventail qui a servi dès le début de la soirée, mes collègues m'ont offert en cadeau de départ un tissu pour emballer son bento ou des présents. L'art de l'emballage des cadeaux est extrêment développé ici. N'oubliez pas que le contentant et la présentation sont toujours au moins aussi importants que le contenu (même s'ils doivent rester en rapport). Désormais, grâce à un feuillet d'explications glissé avec le tissus, je devrais savoir emballer une pastèque ou une bouteille dans un simple mouchoir. Gambate Bebs !
Par Bebs - Publié dans : Ma p'tite vie
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