Avant mon départ, et pour finir mon séjour en beauté, je suis retourné dans le Kanto. Aujourd'hui, j'ai visité
Kamakura.
Aller dans la région Tokyo pour le Kansai-jin que je suis, c'est un peu comme un Toulousain se rendant à Paris. Enfonçons les clichés, le métro de Yokohama est nettement moins
beau et plus sale que ceux du Kansai, les trains de banlieues sont bondés même le samedi matin, les gens ne sont pas bronzés et surtout il y a un nombre incroyable de blancs : que fait la police
! D'ailleurs, la vie à Tokyo doit être très harassante vu le nombre colossal de Tokyoïte qui se rendaient à Kamakura en même temps que moi.
A Kamakura, j'ai perdu une demi heure à trouver le bureau de l'office du tourisme, grand comme deux boîtes à chaussures et au bout de la rue commerciale principale se trouve un
snack bien teuton qui vend de la bière et des Wurtz. Heureusement que la beauté des temples a calmé ma mauvaise humeur naissante.
Pour commencer ma boucle, je me suis rendu dans un sanctuaire assez central de la ville, le sanctuaire de
Tsurugaoka Hachimangu.

Beaucoup de monde s'y rassemblait ce samedi, en particulier des familles pour des mariages et des baptêmes.
Kencho-ji, second arrêt de ma visite, est un temple bouddhiste zen, le premier des cinq grands temples zen de
Kamakura.

Le Butsuden, ou salle du Bouddha est particulièrement belle à mon avis.

Aujourd'hui encore, des moines viennent suivre ici des entraînements à la méditation. Il y a pour cela un jardin simple mais très vert en cette saison, à l'arrière du domaine.
Un peu plus loin, au temple de Meigetsu-in, il y avait foule. Le temple est aussi connu comme le temple des hortensias, et l'on faisait la queue dans ces jardins. Il faut dire
qu'avec leur bleu magnifique, se promener dans les jardins avait quelque chose de féérique.
Engakuji, tout au nord de la ville, fait partie des cinq grands temples zen de la ville.

Les sculptures de ses portes sont particulièrement travaillées.
J'ai rejoint le temple le plus célèbre de la ville par la montagne : une jolie randonnée. De certains détours du chemin, on peut apercevoir l'océan. Kamakura est une ville
côtière, et dans la ville, j'ai même croisé des surfeurs en tenue, planche acrochée au vélo.

Le point le plus célèbre de Kamakura est sans conteste son
bouddha géant (un peu plus petit que celui de Nara)

que l'on peut même explorer de l'intérieur.
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